Résumé : La conception de l’HAGIP a été le fruit d’une co-construction entre le groupe et les architectes, dans une démarche itérative visant à concilier densité maîtrisée, intégration au quartier, espaces de rencontre et respect de l’environnement.
Après le choix du site, le groupe s’est lancé dans la recherche d’un architecte afin de déposer un permis d’urbanisme. La sélection de l’architecte et la conception de l’avant-projet ont nécessité près d’un an de travail collaboratif. Le design s’est construit de manière itérative : l’architecte proposait un avant-projet, le groupe faisait part de ses remarques, et le plan était ajusté en conséquence jusqu’à obtenir un consensus.
Le projet privilégie plusieurs petits bâtiments, plutôt que des “barres d’appartements”, afin de limiter la densité et de préserver l’intimité et l’harmonie visuelle avec le voisinage. La hauteur des bâtiments a été ajustée pour réduire les contraintes réglementaires et favoriser une bonne intégration dans le paysage urbain.
La co-construction s’est accompagnée d’échanges réguliers avec les services de l’urbanisme et du Règlement incendie, ce qui a permis d’anticiper d’éventuels blocages. Une toiture verte avec panneaux photovoltaïques a été retenue, et les logements atteignent un PEB de niveau A en moyenne. Les choix techniques ont cherché un compromis entre performance énergétique, confort et faisabilité financière.
L’architecture favorise la vie collective et les rencontres informelles : les parkings sont en périphérie pour préserver le calme, des passerelles relient les bâtiments, et la salle polyvalente est placée de manière à limiter les nuisances sonores. Les espaces partagés – jardin, terrasse, local vélos – ont été conçus pour encourager le vivre-ensemble.
Enfin, les matériaux choisis rappellent l’histoire du site : la brique -très présente dans le quartier- évoque l’ancienne briqueterie, tandis que l’acier et le béton mettent en évidence le caractère industriel du lieu.
